07.01.2011
jeu
17:48
Écrit par Thibault
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06.02.2006
Le p'tit clown triste
Raconté ...
Ce matin-là ...quand Léon, le Caméléon arrive dans la roulotte du P’tit Clown ... une surprise l’attend. Une immense surprise. Le P’tit Clown, tapi dans un coin ... pleure.
Quel chagrin !
Pas besoin de lui demander pourquoi. Non ! Ca se voit ! ... Il a perdu ... oui, vous avez bien entendu, il a perdu ... TOUTES SES COULEURS.
Plus de couleurs sur ses longs souliers, plus de couleurs sur son costume bariolé, plus de couleurs sur son chapeau et ... le pire ... !!! Son nez rouge, oui ... son nez rouge est devenu tout gris !
-Ca, dit Léon, le Caméléon ... ça je devine qui t’a fait ça !!!
Le Petit Clown ne répond pas ...
-C’est la sorcière ? Hein oui !!! Ca c’est signé ! C’est la sorcière Croque-Couleurs ! Hein ... oui ???
Ah ... la méchante ... Ah ... la mauvaise ... Ah ... la vilaine !!! Ca devait la déranger, la démanger, la gratter, hein , que tu fasses rire tant de monde ... ! Allez ... viens avec moi ... On n’a pas dit notre dernier mot ... Viens ... j’ai peut-être une solution !!!!
Léon, le Caméléon, le magicien du cirque (on n’a pas encore eu le temps de vous le dire !) emmène le P’tit Clown, tout penaud, dans sa roulotte ...
Il le place devant son grand miroir magique ... et lui dit :
“P’tit Clown ... tu vas Te regarder très, très fort dans ce miroir .... Il faut que tu te regardes très très fort ... droit dans les yeux ... sans bouger !!!
Allez ... concentre-toi .... !!!!
Si tu arrives vraiment à te concentrer ... tu vas voir ... ton nez doucement va se détacher et puis, hop ... il va aller ... aller de l’autre côté du miroir.
Et là ... s’il est courageux ... s’il réussit toutes les épreuves ... il te ramènera tes couleurs.Moi, il me suffira de les mélanger ...et tu redeviendras comme avant ....
Allez ...essaie, P’tit Clown ... vas-y !"
Le P’tit clown se place devant le miroir ... se concentre, se concentre ... longtemps, longtemps ....
Puis tout à coup ... hop ... le nez se détache et .........(bruitage) ... passe au travers du miroir ... comme par enchantement .....
Chanson ...
“Allez grimpe” dit un nuage
"J’vais te montrer le chemin
Jusqu’au château de l’Orage
C’est là qu’on cuit notre pain
Comme aujourd’hui c’est la fête
Les nuages-boulangers
Cuisent des biscuits, des galettes
Sur des braises rouges à craquer"
Rouge ? Rouge ? Vous avez dit ... Rouge ?
Hey, hey, Caméléon
J’ai r’trouvé le rouge
Hey, hey, Caméléon
J’ai r’trouvé 1 couleur
Hey, hey, Caméléon
J’ai r’trouvé le rouge
Hey, hey, Caméléon
J’le range dans mon coeur
Il continue son chemin
Et rencontre un gros citron
Qui lui dit : “Si t’es malin
J’peux t’aider pour ta mission
Si tu réussis le test
Dire trois fois sans te tromper
“Pas un zeste,non, pas un zeste”
Le jaune ... j’pourrais t’le donner"
Pas un zeste,non, pas un zeste !
Pas un zeste,non, pas un zeste !
Pas un zeste,non, pas un zeste !
On a réussi le test ! ...
Jaune ? Jaune ? Vous avez dit ... Jaune ?
Hey, hey, Caméléon
J’ai r’trouvé le jaune
Hey, hey, Caméléon
J’ai r’trouvé 2 couleurs
Hey, hey, Caméléon
J’ai r’trouvé le jaune
Hey, hey, Caméléon
J’le range dans mon coeur
Il arrive près d’un manège
Un carrousel de chevaux
Il remarque un poney beige
Pas trop grand, ni pas trop gros
Lorsqu’il grimpe sur son dos
Le poney fait plein de bonds
L’expédie contre un poteau
Bing ! c’est tout bleu sur son front
Bleu ? Bleu ? Vous avez dit ... Bleu ?
Hey, hey, Caméléon
J’ai r’trouvé le bleu
Hey, hey, Caméléon
J’ai r’trouvé 3 couleurs
Hey, hey, Caméléon
J’ai r’trouvé le bleu
Hey, hey, Caméléon
J’le range dans mon coeur
"Qui fait ce bruit, à cette heure "?
Dit la pomme, en s’étirant
"J’le sens, j’vais faire un malheur !
Qui fait donc tout ce boucan ?
Je suis un fruit très très sage
Tout le monde le dit souvent
Mais je deviens vert de rage
Quand on m’réveille en criant "
Vert ? Vert ? Vous avez dit ... Vert ?
Hey, hey, Caméléon
J’ai r’trouvé le vert
Hey, hey, Caméléon
J’ai r’trouvé 4 couleurs
Hey, hey, Caméléon
J’ai r’trouvé le vert
Hey, hey, Caméléon
J’le range dans mon coeur
Pour échapper à la pomme
Le p’tit nez, sans le vouloir
S’met à courir un peu comme
Comme quand on a peur du noir
Tout à coup comme un éclair
Un grand choc, un bruit bizarre
Il se r’trouve assis par terre
D’l’autre côté du miroir
Hey, hey, Caméléon
Je vois 36 chandelles
Hey, hey, Caméléon
De toutes les couleurs
Hey, hey, Caméléon
Je vois 36 chandelles
Hey, hey, Caméléon
De toutes les couleurs
Raconté

A redonné ses couleurs
Au p’tit clown qui, pour de bon
Fait sourire tous les coeurs
Il paraît que la sorcière
Elle qui ne sait pas nager
S’est jetée dans la rivière
Qu’on n’la jamais retrouvée
20:18
Écrit par Thibault
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J'voudrais qu'Tu m'aimes
Je s’rai p’t’être pas juste à ta taille
P’t’être pas pile poil comme t’en rêvais
Y’aura c’est sûr quelques détails
Qui f’ront pas d’moi c’que tu cherchais
Y’aura sûr’ment des différences
Dans l’idée d’moi qu’ tu te faisais
Mais p’t’être que la seule importance
Ce s’ra, de nos coeurs, les secrets ...
Je s’rai p’t’être pas top à ta mode
Quéqu’chose en moins, quéqu’chose en trop
Je s’rai p’t’être même aux antipodes
De c’qu’aux murs t’avais comme photos
Mais au-delà des apparences
De c’que je s’rai ... à l’extérieur
Moi j’voudrais l’voir l’amour qui danse
Pour c’que j’aurai d’vrai ... dans mon coeur
Parc’que, tu vois ... j’voudrais qu’tu m’aimes
Pour c’ que je s’rai ... à l’intérieur
Pour c’ que tu trouv’ras de toi-même
De c’que j’ai d’beau, là, dans mon coeur
J’voudrais, c’est vrai, beaucoup d’ tendresse
Tout plein d’mots doux, de mots gentils
Tout c’qui fait mal et tout c’ qui blesse
Pas besoin d’ça dans notre nid
J’voudrais qu’on s’fasse tout plein de rêves
Des coups d’bonheurs, des coups d’folies
Qu’chez nous ce soit comme une trève
Un p’tit coin d’île ... de paradis
J’voudrais, franch’ment, que l’on se dise
Nos p’tits bonheurs, nos p’tits chagrins
Que, s’il venait des heures grises
Qu’on soit nous deux, main dans la main
J’voudrais qu’il y ait de la confiance
Pas de mensonges, de cachott’ries
Mais qu’chacun ait droit au silence
A son p’tit jardin, rien qu’ à lui
Parc’que, tu vois ... j’voudrais qu’tu m’aimes
Pour c’ que je s’rai ... ma vraie valeur
Pour c’ que tu trouv’ras de toi-même
De c’que j’ai d’beau ... en profondeur
J’voudrais qu’la porte soit grand’ ouverte
A tous les copains, les amis
Que notre table soit offerte
A ceux qu’en ont b’soin ... les petits
J’voudrais qu’ça chante, que ça rigole
Qu’ça sente la fête et le bonheur
Mais j’voudrais parfois qu’on s’isole
Pour s’faire des caresses sur le coeur
Oui, c’est vrai, j’voudrais que l’on s’aime
Pour c’que l’on s’ra ... à l’intérieur
Pour c’que l’on s’ trouv’ra de nous-mêmes
De plus joli , là, dans nos coeurs
Oui, c’est vrai, j’voudrais que l’on s’aime
Pour c’que l’on s’ra ... en profondeur
S’aimer tout en restant soi-même
C’est p’t’être ça ... le vrai bonheur
20:01
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05.02.2006
Panique à Rechrival !
Intro parlée ... sur roulement de tambour !
Chers animaux ! Oyez Oyez !
Lors de leur conseil communal
Tous les vieux singes rassemblés
Ont décidé qu’à Rechrival
Serait ouverte une grande école
Et qu’elle serait obligatoire
Pour tout c’qui court, nage ou qui vole
En âge de plus porter d’ bavoir
Chers animaux ! Oyez Oyez !
Qu’on se le dise, qu’on l’fasse savoir
Car toute absence injustifiée
Sera passible d’abattoir
C’en est fini de ce cauch’mar
Que tous nos maîtres, les humains
Sous le prétexte du “savoir”
Nous prennent tous pour crétins
C’est donc sous les feuilles d’un chêne
Que le premier jour du printemps
On vit arriver à la chaîne
Les animaux ... Y’en avait tant
Que déjà pour les accepter
Le bourgmestre, un peu dépassé
Dût leur accorder d’occuper
Le vieux marronier d’à côté
L’instituteur, un très vieux singe
Singe-à-lunettes évidemment !
Devait se creuser les méninges
Pour le caser, tout c’régiment
Car mélanger plumes et poils
C’est déjà pas très rigolo
Mais t’en fais quoi d’ceux qui, normal
Ont b’soin, pour vivre, d’être dans l’eau
Comment surveiller l’écureuil
Pour qu’il grignote pas toutes les feuilles
Et le castor ... et le hamster
Pour qu’ils flanquent pas l’école par terre
Comment les ret’nir les oiseaux
Quand ils s’envolent un peu trop haut
Les protéger les vers de terre
Que les poules prennent pour dessert
Comment leur faire comprendre aux vaches
Que c'est pas de l'encre, leurs taches
Comment leur expliquer aux gnous
Qu’ils prennent pas d’ “x” ..comme à “hiboux”
Comment lui dire au crocodile
Qu’c’est normal qu’elle ait peur Odile
Qu’il faut pas qu’elles dansent les souris
Même lorsque les chats sont partis
Comment expliquer aux dauphins
Qu’ils doivent plus sauter du bassin
Qu’il pourront jamais les poissons
Faire du foot en récréation
Qu’il faut qu’il s’arrête le lion
De tout l’temps jouer à saute-mouton
Qu’il faut pas qu’l éléphant se penche
Ou qu’il gigote sur sa branche
Comment lui dire au léopard
Qu’il arrête de faire le loubard
La consoler la chauve-souris
Qu’a plus un poil sur le radis
Lui dire de s’taire à la girafe
Sinon qu’elle va s’prendre des baffes
Lui dire au ch’val qu’ils en peuvent rien
Les ânes s’ils sont pas si malins
Elle dura qu’un jour cette école
Car le vieux singe-instituteur
En aurait perdu la boussole
Et se s’rait pris pour un chasseur
Si vous passez à Rechrival
A côté du vieux marronnier
Vous verrez un chêne bancal
Qu’a bien du mal à se r’taper
22:45
Écrit par Thibault
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Caroline et Julie
Y’avait quelque chose de bizarre
Entre Julie et Caroline
Un jour elles étaient en bagarre
Et le lend’main ... des “vraies” copines
Dans la classe, c’était un mystère
On savait pas vraiment pourquoi
Elles passaient d’la paix à la guerre
Comme ça ... juste en claquant des doigts
Un jour qu’elles s’étaient disputées
Caroline nous dit ...: “Heyyy les potes
J’vais faire un club, c’est décidé
Et ce s’ra pas de la gnognote
Ce s’ra l’club des collectionneurs
Des objets d’marque, de qualité
Du style qu’on en fait toutes les heures
Tout plein de pub à la télé
Houla ! Pas gai la chamaille
Houla ! Pas gai la pagaille
Houla ! Pas gai la chamaille
Houla ! Pas gai la pagaille
On s’est r’trouvés l’mardi suivant
Chez Caro avec, sous nos bras,
Diddl,Nike, Eastpak, Poivre blanc
Kipling, Pokémon et Pucca !”
C’est quand Samuel nous a dit :
“Bizarre, elle est pas v’nue Julie ?”
Qu’on s’est regardés, qu’on a compris
Même que Caroline a rougi
Des “marques, Julie n’en avait pas
D’abord c’est pas très bon marché
Mais sans même discuter de ça
Son truc c’était d’collectionner
Des timbres, des dauphins, des galets
Des cartes d’un peu tous les pays
Des posters, des pièces de monnaie
Des bics, des maquettes et des billes
Julie s’était sentie blessée
Se r’trouvait seule, là, dans son coin
C’est c’que Caro, pour se venger
Avait trouvé ...c’était malin !
“Allez, Julie ... faut t’secouer
Ben ...t’as qu’à faire ton club aussi”
En une semaine, c’était lancé
On vous dit pas ... les jalousies !
Mais un beau jour, y’en eu marre
On leur a dit “Heyyyy ...ça suffit
Terminé, fini, vos bagarres
Ça d’vient vraiment d’la comédie
Vous pourriez pas vous expliquer ?
En finir une bonne fois pour toutes ?
On dirait deux chiens enragés
Qui se chamaillent pour une croûte”
C’qu’y s’est dit dans leur discussion
Pour tout vous dire, on n’en sait rien
Puis d’ailleurs c’est pas nos oignons
Et même ... ça servirait à rien
C’qu’on sait c’est qu’ depuis les gardiennes
Y avait comme un truc qui traînait
Comme une blessure, comme une peine
Comme une douleur qui saignait
Mais c’ qui est super en tout cas
C’est qu’les deux clubs ont fusionné
Qu’on s’voit deux à trois fois par mois
Et qu’on y va pour se marrer
En classe y’a plus rien de bizarre
Caroline , Julie ... c’est réglé
Comme quoi, parfois, dans des bagarres
Ça vaut la peine de s’arrêter
Comme quoi, parfois, dans des bagarres
Ça vaut la peine .... de discuter
Heyyy là ! Fini la chamaille
Heyyy là ! Fini la pagaille
Heyyy là ! Fini la chamaille
Heyyy là ! Fini la pagaille
16:07
Écrit par Thibault
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04.02.2006
Le chien, l'oiseau et le chat

Il faisait les poubelles
Pour avoir à manger
Traînait dans les ruelles
Pour passer ses journées
Pauvre chien vagabond
Un jour, abandonné
Comme tant d’autres le sont
Au début de l’été
Un petit cabanon
A l’orée d’un grand bois
Lui servait de maison
D’abri contre le froid
Y’avait dans son regard
Un immense chagrin
Comme si, dans le brouillard,
Il n’espérait plus rien
Mais voilà qu’un beau soir
Lorsqu’il rentrait chez lui
Il entend, dans le noir
Des sanglots et des cris
Il découvre un oiseau
Les deux ailes meurtries
Il le prend sur son dos
L’amène en son abri
Il le soigne, le cajole
Avec tant de tendresse
Que bientôt l’oiseau vole
Avec autant d’adresse
“Si tu veux bien de moi”
Dit-il un jour au chien
“J’ veux rester près de toi
Près de toi ... je suis bien !!!”
Elle pouvait finir là
Sur ces mots, la chanson
Mais voilà ... qu’un gros chat
Fait soudain irruption
Il bondit sur l’oiseau
Et l’aurait bien croqué
Mais le chien aussitôt
De nouveau l’a sauvé
Il le jette, enragé
Au milieu de l’étang
“Il ne sait pas nager !
Crie l’oiseau, tremblotant
Aussitôt repêché
Le chat dit en pleurant
“J’avais faim, désolé! ...
J’vous jure, j’suis pas méchant”
Et c’est là qu’elle finit
L’ histoire de cette chanson
Terminé, c’est promis
C’était déjà très long
Plus qu' un mot pour vous dire
Qu’ils sont trois pour de bon
Trois amis à courir
Tout près du cabanon
Plus qu’un mot pour vous dire
Qu’ils sont trois et qu'c'est bon
Trois amis à courir
Tout près du cabanon
23:30
Écrit par Thibault
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Pour Toi, l'étranger
Pour toi, Chamzat, pour ta voix douce
Pour ce grand coeur que tu montrais
Cette amitié livrée à tous
Tes yeux d’amande, ton air discret
Pour Toi, Johny, sacré râleur
Pas toujours cool, plutôt speedé
Pour c’qu’on a pu voir comme lueur
Dans tes yeux toujours étonnés
Pour toi, Rakan, le grand costaud
Au foot, c’est vrai, t’étais le roi
Toujours marrant et rigolo
Pour ton côté toujours sympa
Et pour Toi, Dan, cette vitesse
Que t’avais pour tout calculer
Tous ces fruits que, par gentillesse,
Pour Madame tu v’nais apporter
Pour vous Andrey et Dimitri
Qui proposiez, à la récré,
D’jouer au foot avec les filles
Pour qu’ ce soit mieux équilibré
Pour Toi, Rania, Bella, Denis
Pour Toi, Arian et Reaney
Pour vous qu’on accueille aujourd’hui
Vous deux ... Lusi et Gyulyumser
Vous aviez quitté votre terre
Pour fuir la peur et le danger
La souffrance, la haine, la misère
L’injustice ou la pauvreté
On a voulu que notre classe
Ouvre sa porte sur la paix
Qu’elle soit comme une île, un espace
Où vos yeux pourraient rebriller
Et grâce à vous, notre fenêtre
S’est ouverte sur le monde entier
Dans l’espoir que puisse apparaître
Un sourire sur l’humanité
Mais quand viendra-t-il ce matin
Où chaque enfant là où il naît
Aura le droit, est-ce demain ?
Aura le droit de vivre en paix !!!!
Mais quand viendra-t-il ce matin
Où chaque enfant là où il naît
Aura le droit, est-ce demain ?
Aura le droit de vivre en paix !!!!
19:08
Écrit par Thibault
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Georges
C’est vrai qu’il était trop bizarre
Toujours tout seul, là, dans son coin
A la récré, au réfectoire
On aurait dit qu’il était ... loin
Pour qu’il ne soit plus à l’écart
On avait bien tout essayé
Mais Georges ne semblait pas nous voir
On commençait à s’en moquer
Il parlait tout seul dans la rue
Quelques fois même ... il souriait
Il semblait chercher dans les nues
Un quelqu’un d’autre qu’il s’inventait
Pourtant souvent dans son regard
On le sentait bien malheureux
Comme s’il avait plein de brouillard
Qui s’ déposait au fond des yeux
Puis un beau jour, c’est Marguerite
A croire qu’elle avait tout compris
Qui lui dit : “Georges, je t’ invite
A venir Toi et ton ami ...
Demain, c’est mon anniversaire
Vous avez qu’à v’nir tous les deux
Et t’as pas besoin de t’en faire
On s’ra quand même pas si nombreux !”
Pour eux, c'est depuis ce jour-là
Qu'ça s’est passé comme dans l’histoire
Celle du p’tit Prince qui, pas à pas
Est dev’nu l’ami du Renard
Marguerite et Georges ...doucement
Se sont , l’un, l’autre, apprivoisés
Elle savait qu’il faudrait du temps
Pour qu’il arrive à “raconter”
Peu à peu, Georges s'est ouvert
Lui a tout dit de son passé
Et de ce qu'il avait souffert
De ne pas pouvoir en parler
S'il s'était créé un ami
Tenu secret, là, dans son coeur
C'est parc'qu'il n'y avait qu'à lui
Qu'il pouvait confier sa douleur
Quand aujourd’hui, on le voit Georges
Jouer, parler et rigoler
Crier, chanter à pleine gorge
Il nous arrive de penser
Qu’il suffit parfois d’une fleur
Rencontrée là ... sur son chemin
Pour que s’éloignent les malheurs
Pour que s’éteignent les chagrins
Qu’il suffit parfois d’une fleur
Une “Marguerite” ... un petit “rien”
Pour qu’ il s’ouvre enfin notre coeur
Comme un soleil qui brille enfin
18:56
Écrit par Thibault
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La classe des "Z' ani-mots "
Intro parlée
Dans notre classe, c’est un secret
Ne l’dites à personne, s’il vous plaît
Dès que la porte a coulissé
A peine est -on bien installés ....
Ils sortent tous de leurs abris
Les grands, les gros, les fins, les p’tits
Des armoires, poubelles et bureaux
Ils sortent tous .... les "z’ani-mots" ...
Sous les bureaux, la souris
Vient nous faire des chatouillis
Sur le plancher, l’araignée
Vient délacer nos souliers
Le chien joue d’l’accordéon
Le lapin, du violon
Le chat danse ... devinez quoi?
Il danse le cha-cha-cha !!!
Pour changer, c’est pas banal
Le cheval fait du cheval
Sur le dos de l’éléphant
Au p’tit trot évidemment
Le hamster et le castor
Là on peut dire qu’ils font fort
Ils nous piquent tous nos crayons
Quand on r’çoit des punitions
C’est pas gagné, la saut’relle
En se servant d’la poubelle
Essaie d’ apprendre au cochon
A jouer à saute-mouton
C’est le loup de Tasmanie
Qui nous donne “Géographie”
Faut pas l’dire mais la girafe
Corrige nos faut’s d’orthographe
Appuyé contre l’armoire
Le lion dort comme un loir
Pour l’éveiller -aïe, ça pique- !
On a b’soin du porc-epic !
De sa bouteille, le poisson
Nous arrose les pantalons
Il invite parfois l'dauphin
A boire un p'tit verre de vin
On se lèche les babines
Quand l’ours nous fait la cuisine
Et dans son tablier neuf
Il nous fait un effet boeuf
L’aigle royal quant à lui
C’est l’champion des spaghetti
Et c’est bien sûr le dragon
Qui se charge de la cuisson
Vous devez sûrement vous dire
Dans cette classe-là, quel délire
L’institutrice, elle fait quoi ?
Dans tout ce cafouillis-là ...
Ben y’a qu’à lui demander
C’était jamais arrivé
Avant qu’elle ne soit chez nous
Qu’y’ ait des "z’ani-mots" partout
Pas d’malaise, pas d’lézard
Vous croyez pas notre histoire ?
C’est que vous avez ... disons ...
Trop peu d’imagination
On l'sait, nous, qu’c’est grâce à eux
Qu’en classe on est si heureux
Mais bon stop ! ... on vous l’disait
Faut pas l’dire ... c’est un secret !!!!
12:08
Écrit par Thibault
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Ta vie ... c'est ton trésor !
J’m’appelle Manu, j’voulais vous dire
La cigarette y’ a rien de pire
Un jour j’ai fumé pour frimer
Cette sal’té m’a presqu’étouffé
Puis j’ai r’gardé autour de moi
J’ai vu c’qu’elle faisait comme dégâts
Ceux qui pouvaient plus s’en passer
Qui nous imposaient leur fumée
J’ai vu leurs dents, leurs doigts jaunis
L’odeur qui s’colle à leurs habits
C’est pas ragoûtant comme portrait !
Ca vous pollue, ça sent mauvais !
C’est leur santé qu’y s’foutent en l’air
Pour trois bouffées de courant d’air
Mais arrêtez donc ce carnage
Pour nous, pour vous ... que de ravages !
Bien dans ta tête ... bien dans ton corps
Flanque pas ta santé dans l’ décor
Bien dans ta tête ... bien dans ton corps
Dis-toi qu’ta vie ... c’est ton trésor !
Moi, Jérémy, j’ai pas pu m’taire
Il a failli m’tuer, grand-père
Il avait bu son plein d’alcool
En v’nant m’rechercher en bagnole
Il m’a renversé, c’est malin
Il s’rait dev’nu ... un assassin
Moi j’lui ai dit :” Fini Pépère !
Tu m’choisis moi ou bien ta bière !”
C’est moi qu’il a choisi, super !
Pourtant j’te jure ... quelle galère !
Il a dû s’battre, se faire soigner
Chaque jour c’était à r’commencer
Mais là c’est fini, plus un verre
J’le vois plus marcher de travers
C’est p’t’être qu’il voulait me montrer
A quel point il pouvait m’aimer
Ben moi salut, j’m’appelle Bryan
Mon grand frère est toxicomane
C’est fou c’que ça me fout la rage
D’le voir plonger, quel esclavage !
C’est juste comme ... les sables mouvants
T’es foutu si tu mets l’pied d’dans
Car tu fais plus que t’enfoncer
Et personne peut v’nir te r’pêcher
Il se disait qu’à doses douces
Ca lui donn’rait un p’tit coup d’pouce
Qu’il en oublierait ses soucis
Ca fait l’contraire, cette cochonnerie
Il a perdu tous ses amis
Ceux qui l’aimaient se sont enfuis
C’est plus rien qu’une chaussette trouée
Que plus personne veut ramasser
11:49
Écrit par Thibault
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03.02.2006
Tête-de-Linotte
Le matin je me réveille
J’ai les pieds sur l’oreiller
J’veux me gratter les orteils! .... Ohhhh !!!!
J’ai pas r’tiré mes souliers
Je me sers du dentifrice
Pour me laver les cheveux
Et pour les dents, quel supplice .... Beuuurkkk !!!
J’prends l’tube de shampoing aux oeufs
J’mets du sucre sur mes frites
Et du sel dans mon café
J’ai mis ma poupée Brigitte .... Aiiiiie !!!!!
Dans l’four à 200 degrés
Le poulet dans l’lave-vaisselle
Mon chat dans les surgelés
Je déballe un caramel .... Etttttt???
J’lance le bonbon dans l’panier
Tête-de-linotte et tête-en-l’air
Je fais tout de travers
Tête-de-linotte et patatras
Je fais tout c’qu’il faut pas
J’vais à l’école en pantoufles
Parfois même en pyjama
J’ai d’jà r’trouvé dans mes mouffles .... Quoiiiii????
Des morceaux de cervelas
Parfois j’l’enfile à l’envers
Ma mallette, sur mon dos
Mais comme le sac s’est ouvert .... Ohhhhhh !!!!
J’retrouve même plus de stylo
J’ai plus de journal de classe
De cahiers n’en parlons pas
Normal, Madame ça l’agace .... Ouiiilleeee!!!!
“Que va-t-on faire de Toi ?
Mais qu’as-tu donc dans la tête ?”
Ca m’fait pleurer de la voir
J’sors de ma poche une chaussette .... Nooonnn !!!!
A la place de mon mouchoir
L’autre jour à la piscine
J’ai mis l’bonnet, pas l’maillot
Le temps qu’je r’trouve la cabine .... Devineeee ?
L’était temps d’sortir de l’eau
Quand je vais chercher du pain
J’me trompe, je suis chez l’boucher
Et dans les grands magasins .... Quoiiiii?
Faut des heures pour me r’trouver
Chez l’docteur avec ma mère
On est allées lui d’mander
Si y’avait quéqu’chose à faire
Si ça pouvait se soigner
“Elle a pas les pieds sur terre
C’est pas grave, mais le danger
Comme elle a la tête en l’air
C’est qu’elle risque de s’envoler
Elle a pas les pieds sur terre"
Redit-il, en souriant
"Comme elle a la tête en l’air
Faudrait pas qu’il y ait du vent !
00:15
Écrit par Thibault
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